Le Royaume-Uni “doit se préparer” à un échec des discussions, a mis en garde le Premier ministre britannique, Boris Johnson, au lendemain d’un sommet européen.

Boris Johnson laisse à nouveau poindre la perspective d’un “no deal”. Au lendemain d’un sommet européen, le Premier ministre britannique a conditionné vendredi 16 octobre la poursuite des négociations commerciales post-Brexit à “un changement fondamental” de la part des Européens. Le Royaume-Uni “doit se préparer” à un échec des négociations, a averti le chef du gouvernement britannique. 

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Depuis que le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier, les pourparlers entre Londres et Bruxelles pour un accord de libre-échange, lequel entrerait en vigueur à l’issue de la période de transition, le 1er janvier 2021, patinent. Les discussions se sont encore envenimées après le sommet européen de jeudi, où les 27 ont exigé des concessions de Londres, tout en disant vouloir poursuivre les pourparlers pour arriver à un accord de libre-échange.

Le Royaume-Uni lui a opposé une fin de non-recevoir et menace de quitter le navire avec un “no deal”, qui marquerait l’introduction de quotas et droits de douanes entre les 27 et le Royaume-Uni, et bloqueraient l’accès aux eaux britanniques aux pêcheurs européens. “Il ne semble y avoir aucun progrès de la part de Bruxelles”, a estimé Boris Johnson dans une interview télévisée.

Les discussions “achoppent sur tout, tout !”, a regretté Emmanuel Macron. Un accord sur la relation commerciale post-Brexit nécessite “des efforts, en particulier du Royaume-Uni”, a-t-il ajouté, en affirmant que le Royaume-Uni en a “encore plus besoin que nous”.

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a de son côté assuré que les négociateurs de l’UE se rendraient “comme prévu” à Londres “la semaine prochaine” pour intensifier” les pourparlers. 

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