Ce qu’il faut savoir

Alexeï Navalny a-t-il été empoisonné ? C’est en tout cas ce que redoutent ses proches, au premier rang desquels son épouse, Ioulia Navalnaïa. “J’estime qu’Alexeï Navalny a besoin d’une aide médicale qualifiée en Allemagne”, a écrit Ioulia Navalnaïa dans une lettre diffusée sur Twitter, estimant réunies “toutes les possibilités pour le transport immédiat d’Alexeï sous la surveillance de médecins de haut niveau”. Un avion médicalisé affrété depuis Berlin par une ONG a rejoint Omsk dans la nuit, avec l’objectif de ramener en Allemagne le militant anticorruption. 

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Le président français, Emmanuel Macron, “extrêmement préoccupé”, et la chancelière allemande, Angela Merkel, “bouleversée”, avaient demandé jeudi respectivement “clarté” et “transparence” sur l’état d’Alexeï Navalny.

 Refus de le transférer. Mais “le médecin en chef a annoncé que Navalny n’est pas transportable. Son état est instable”, a indiqué la porte-parole de l’opposant. Ce refus de transférer Alexeï Navalny à l’étranger est une décision “purement médicale”, a assuré le Kremlin. Le porte-parole du Kremlin a ajouté que les médecins russes faisaient “tout leur possible pour établir les raisons du malaise du patient et le faire guérir”.

Une faible glycémie. Le médecin-chef de l’hôpital sibérien où est pris en charge Alexeï Navalny, plongé dans le coma après avoir été la cible d’un empoisonnement selon son entourage, a déclaré vendredi que le diagnostic principal était celui d’un problème métabolique résultant d’une faible glycémie. Alexandre Murakhovsky a néanmoins précisé que des traces de substances chimiques industrielles avaient été décelées sur les vêtements et les doigts de l’avocat de 44 ans, hospitalisé depuis jeudi dans un état grave après avoir bu, jeudi matin, un thé que ses proches soupçonnent d’avoir été empoisonné, à l’aéroport de Tomsk, alors qu’il regagnait Moscou depuis la Sibérie.

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 Aucune trace de poison. Les médecins qui soignent Alexeï Navalny ont expliqué, vendredi, n’avoir trouvé “aucun poison” dans son organisme. “À ce jour, aucun poison n’a été identifié dans le sang et l’urine, il n’y a pas de traces d’une telle présence”, a déclaré aux journalistes Anatoli Kalinitchenko, le vice-directeur de l’hôpital des urgences n°1 d’Omsk où l’opposant a été admis. “Nous ne croyons pas qu’il ait souffert d’un empoisonnement”, a-t-il ajouté.